10.12.2003

25 Septembre 1998, Jeudi, 19h23

On attendait que ça se calme dehors et à force de rester dans cette église sombre, avec ce sentiment de sécurité et le doux bruit de la pluie qui tombe dehors, je me suis endormi… Quand je me suis réveillé, Paul etait à côté de moi, il était recroquevillé sur lui-même. J’ai tendu l’oreille : plus de miaulement, plus de cris horribles… Je suis allé entrouvrir la lourde porte de la vieille bâtisse et j’ai vu que le champ est libre… La nuit commençait à tomber…

Quand je me suis retourné, j’ai eu un choc… Paul s’était éveillé aussi. Il me regardait avec des yeux vides. Son visage était blême, des poches noires cernaient ses yeux… Il avait l’air affaibli, livide… presque mort… Ce n’était plus ce gaillard solide qui abattait des zombies à coup de fusil à pompe… Un moment j’ai cru qu’il était déjà devenu un zombie… Mais il m’a souris tristement et m’a demandé si tout allait bien… Je suis revenu vers lui en lui disant que c’était à moi de lui demander si tout allait bien. Il m’a juste dit que ça pouvait aller… Qu’il se sentait juste nauséeux… « On ferait mieux d’y aller maintenant, les autres doivent nous attendre… »

On est donc sorti, on a couru sous la pluie battante… Des chiens hurlaient dans la ville des morts et un frisson a couru le long de ma colonne vertébrale…

On est arrivé à la boutique de Kendo… On a ouvert la porte… Personne…

On à commencé à prendre tout ce qu’on pouvait : des balles, des cartouches et même un lance flamme. Il était à moitié vide, mais ça pourrait servir…

On est ressorti, Paul regrettant vraiment de ne pas savoir ce qu’était devenu son ami… On a recommencé à courir. Et puis soudain on l’a entendu…

Le même miaulement, le même hurlement de chat monstrueux, mais en plus terrible, en plus caverneux… Je n’ai pas saisi tout de suite ce que j’ai vu après… Apparemment, un ou des chats avait subi une mutation, sans doute à cause du virus… Devant nous se dressait une bête aussi grande qu’une vache, sans peau, dégoulinante de sang et de bave… Ses dents étaient monstrueuses et par endroits, les os de la tête s’étaient cassés et terminaient en pointes sanguinolantes sur le crâne… Des têtes hurlantes et des pattes griffues sortaient du corps musculeux de la bête, comme si plusieurs chats s’étaient fondus entre eux pour devenir une seule et même créature cauchemardesque… Le coup de fusil de Paul m’a ramené à la réalité. La bête hurlait et donnait des coups de pattes en essayant de nous attraper. Paul et moi n’arrêtions pas de tirer, lui avec le fusil et moi avec le magnum… Soudain, le monstre bondit en avant… Pris de panique, j’ai reculé, je me suis trébuché sur quelque chose et je suis tombé en arrière. Je me suis cogné et j’ai sombré un moment… Quand j’ai repris connaissance, Paul tirait sur la bête qui s’approchait lentement de lui… On aurait dit qu’elle ne sentait rien… Puis je me suis rappelé du lance flamme… Je l’ai chargé, j’ai couru vers la bête en criant à Paul de se mettre à l’abri… Quand j’ai appuyé sur la gâchette, une gerbe de flamme a jailli sur le monstre qui a poussé un cri effroyable. Elle a commencé à courir dans tous les sens, mettant le feu aux poubelles et aux déchets qui encombraient la rue… Et puis elle à ralentis, s’est arrêtée et s’est écroulée par terre dans un bruit sourd… Paul et moi étions sains et saufs… Je veux partir d’ici… Vite…


20:31 Écrit par Abe Johnson | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note |  Facebook |

07.12.2003

25 Septembre 1998, Jeudi, 18h01

Nous venons de subir une attaque pour le moins… surprenante…

On était en train de marcher en direction de l’armurerie, elle n’était plus qu’à une centaine de mètre, quand nous avons entendu un bruit horrible, à glacer le sang… Avez-vous déjà entendu un chat hurler ? Non pas simplement miauler ou souffler quand il se sent attaquer… Non, les chats peuvent hurler, je le sais maintenant. C’est comme si un enfant atteint de la rage se mettait à hurler jusqu’à se déchirer les cordes vocales… Ce bruit, on l’a entendu dans notre dos… Quand on s’est retournés, on a vu une meute de chats, 10, peut être 20 chats enragés… Certains n’avait plus de peau, laissant apparaître des muscles fins et ensanglantés ; d’autres étaient hirsutes et baveux, mais tous avaient cette lueur rouge dans les yeux…

Et là, une idée horrible s’est imposée dans mon esprit : une simple griffure d’un de ces chats et s’en était fini de nous. Une seule griffure et bientôt nous aurions errés dans les rues de cette ville à la recherche de chair fraîche… Paul a commencé à tirer dans le tas avec son fusil. Un de ces félins de l’enfer à éclaté dans un bruit de sang et de pu qui giclait… Les autres ont hurlé de plus belles et ont commencé à courir… J’ai hurlé à Paul « Cours !! »… On a commencé à détaller… Courir le plus vite possible, aussi vite que nos jambes le permettaient… Je ne savais pas que ça pouvait être aussi rapide, un chat… Puis j’ai entendu un drôle de bruit derrière moi… Je me suis retourné pour voir que Paul s’était trébuché et qu’il était par terre… En une fraction de seconde, les chats étaient sur lui. Il s’est débattu comme un fou… Je suis revenu prés de lui, j’ai empoigné quelques chats par la peau et je les ai jeté contre le mur… C’est peut être agile ces bêtes là, mais pas très solide… Surtout quand la peau et les os sont en train de pourrir… J’ai pu libérer mon ami des griffes de ces monstres… On à recommencé à courir… On s’est enfermé dans une église… On était sauvé… Paul avait l’air inquiet… Quand je lui ai demandé ce qu’il avait il m’a montré son bras tout écorché qui saignait… Je n’ai rien pu dire, je l’ai juste regardé… Il était devenu mon ami, je ne voulais pas le perdre, lui aussi… Il m’a souris :  « T’inquiéte, ils m’auront pas aussi facilement… Et puis, Miss Umbrella a sûrement encore un antidote… » Je n’ai rien dit… mais il sait aussi bien que moi qu’Eden n’a plus d’antivirus…


22:14 Écrit par Abe Johnson | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |  Facebook |

06.12.2003

25 Septembre 1998, Jeudi, 17h32

Ca fait un bon quart d’heure qu’on a quitté le magasin… Ruben est encore faible, alors je le porte sur mon dos. Même si au départ il ne pesait pas lourd, j’ai dû m’arrêter un instant car je commençais à fatiguer. Paul m’a proposé de le porter, je lui ai dis que ça allait… La rue que nous avons suivie débouchait sur une école. Les allées à gauche et à droite étaient barricadées, alors nous avons décidé de traverser l’école… Espérons que les monstres n’ont pas fais trop de dégats… On a un enfant avec nous maintenant et les horreurs qu’il a déjà affrontées sont suffisantes pour lui infliger une thérapie…

Hélas, la cour était parsemée d’étudiants et de profs morts… Quel massacre ! Ruben a caché ses yeux et il s’est mis à sangloter… Je n’ai pas arrêté de lui parler, pour essayer de le rassurer… Le rassurer sur quoi ? A quoi doit s’attendre un enfant qui se réveille d’un coma dans une ville peuplée de zombies et de monstres dont on lui a nié l’existence depuis tout petit ?

Il a commencé à pleuvoir. Un vrai déluge. On s’est donc trouvé une classe pour attendre que ça passe. On est tous crevés. Nos munitions commencent à se faire rares… On ne sait pas trop comment faire pour s’en sortir… Alors Paul s’est rappelé de son ami, Kendo, qui tenait une armurerie prés du commissariat. Eden a objecté que c’était beaucoup trop loin et qu’on n’y arriverait pas avec l’enfant. Alors j’ai dit que quand on aurait plus de munitions, il serait trop tard… J’ai décidé d’y aller et j’ai demandé aux autres de m’attendre ici avec Ruben. Je serai plus rapide seul. Mais Paul n’était pas de cet avis et il a insisté pour m’accompagner. Nous avons donc laissé Ruben et Eden sous la protection de Egon… On va faire le plus vite possible. Espérons que Kendo soit encore vivant… Au pire, espérons que nous pourrons trouver des munitions…


21:07 Écrit par Abe Johnson | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note |  Facebook |

07.11.2003

25 Septembre 1998, Jeudi, 17h00

On a trouvé un petit magasin qui vendait de la nourriture. Ca tombait bien, je commençais à avoir vraiment faim. Tout était détruit, quelques rayons étaient renversés et le patron de l’établissement gisait affalé sur le comptoir. Et dire qu’une semaine plus tôt, je suis venu ici acheter une carte postale pour écrire à mes parents. Les pauvres, s’ils savaient…

On était en train de manger, Paul et moi. Egon, assis par terre, regardait dans le vide. Eden, elle, essayait de téléphoner avec son portable… Paul a commencé à lui dire que c’était inutile, que l’antenne qui se trouvait a Raccoon avait été détruite… Quand soudain on a entendu un bruit dans le fond du magasin… Un bouteille ou quelque chose en verre était tombé par terre. On s’est regardé et on s’est dirigé vers le bruit en nous préparant à tirer… On s’est séparé pour encadrer l’endroit suspect, entre le rayon des sucreries et celui des boissons, au fond du magasin… Plus je m’approchais, plus j’entendais un bruit de respiration rapide… Mon cœur cognait dans ma poitrine… J’étais caché derrière un rayon. Plus qu’un pas et je saurais à qui on a affaire… Un zombie ? Un licker ? … Nemesis ?

J’ai surgit d’un coup, prêt à tirer… La chose a poussé un cri… Heureusement que je n’ai pas tiré… C’était Ruben ! Ruben était là, devant moi, éveillé. Il s’était blotti dans un coin du mur. Il tenait un donut au chocolat dans sa main tremblante. Et du chocolat, il en avait partout autour de la bouche… Il me regardait avec ses grands yeux noirs effrayés… Une bouteille de coca cassée de vidait doucement de son contenu… Comment avait-il survécu ? J’étais à la fois étonné et fou de joie. J’ai rangé mon arme et je lui ai souris… Il m’a regardé bizarrement. Normal, il ne me connaissait pas encore. Il était encore dans le coma quand je l’ai trouvé… Je lui ai parlé doucement. Je l’ai rassuré. Il a sauté dans mes bras et à commencé a pleurer à chaudes larmes. Quand les autres m’ont rejoint, il était là, s’accrochant à moi, et sanglotant. Eden n’a pas eu l’air enchantée… « Pfff… Un gosse maintenant… » a-t-elle dit en s’éloignant…


16:51 Écrit par Abe Johnson | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note |  Facebook |

21.10.2003

25 Septembre 1998, Jeudi, 16h18

Ca va faire une heure qu’on déambule dans ces rues… La ville est devenue un véritable dédale sentant la mort et la putréfaction… Les barricades barrent beaucoup de rues et nous devons faire des détours incroyablement longs pour parfois traverser une simple rue… Sans compter les zombies, hommes ou chiens qui n’arrêtent pas de nous attaquer… On s’en débarrasse vite avec Paul, Egon et Maxwell… Eden ne bouge pas le petit doigt et toute cette boucherie ne semble pas l’émouvoir… Quand je lui ai demandé où était son arme, elle m’a répondu que ses armes étaient les deux commandos qui l’accompagnaient… « Moi seule connaît le chemin qui conduit au train… Chacun son travail… »

A un moment, au croisement de deux rues, nous avons vu une ambulance. Le moteur tournait encore, les portes étaient ouvertes… Une bonne dizaine de zombies jonchaient le sol. Quelqu’un s’était bien battu ici… On a été voir à l’arrière du véhicule… C’est là qu’on a retrouvé Cora. Elle était couchée par terre. Elle était pleine de sang. Maxwell s’est approché d’elle, a senti son pouls et s’est retourné pour nous dire qu’elle était morte. Il n’a pas fini sa phrase que Cora a ouvert les yeux et a commencé a le mordre à la gorge… Egon hurlait, il voulait tirer sur Cora mais il avait peur de toucher Maxwell qui se débattait comme un pauvre pantin… Alors Eden a pris la mitrailleuse des mains de Egon et a tiré dans le tas… Maxwell et Cora se sont écroulés pour ne plus jamais bouger… Egon avait les yeux injectés de sang… « Pourquoi avez-vous tué Maxwell ?? On aurait pu le sauver ! » « Je n’ai plus d’antivirus sur moi, Monsieur Spellmayer… Cessez de geindre, vous savez ce qui l’attendait… Et reprenez vous, n’oubliez pas que vous faites partie d’une élite ! »… Egon s’est tu… Il a dit « Oui, Madame » et il a baissé la tête…

Cette femme est le diable…

14:41 Écrit par Abe Johnson | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note |  Facebook |

20.10.2003

25 Septembre 1998, Jeudi, 15h24

Nous sommes entrés tous les deux dans le beffroi. L’intérieur ressemblait à celui d’un vieux manoir. Richement décoré, mais d’un style ancien… Des araignées géantes nous sont tombées dessus, mais avec Paul on s’en est vite débarrassé… Son fusil à canon scié a été très efficace… Le bruit qu’on a fait a attiré quelqu’un… On a entendu des pas provenant de la pièce voisine. La porte s’est ouverte, et une femme d’une beauté impressionnante, aux longs cheveux noirs et aux yeux sombres est entrée. Elle portait un tablier de laboratoire et était accompagnée de deux hommes, un grand black au crâne rasé et un plus petit à l’air vif et attentif. Ils portaient un uniforme de guerre avec le logo d’Umbrella Corp. en écusson sur l’épaule et ils étaient lourdement armés… La femme nous a regardé d’un air presque hautain et m’a dit : « Il était temps… On allait partir sans vous ! » « Eden ? » ai-je demandé, incertain… « Oui. Eden Fairfax. Et je vous présente Egon Spellmayer (le petit) et Maxwell Brown (le black)… Ils font partie de l’équipe spéciale d’évacuation formée par Umbrella… » « Umbrella ? Pourtant ce sont eux les coupables de ce désastre ! » ai-je répliqué… Elle m’a fusillé du regard : « Vous ne savez rien des activités d’Umbrella, Monsieur Johnson… De plus, si je ne vous avais pas injecté l’antidote fourni par cette société que vous accusez, vous ne seriez pas ici en ce moment… Avant d’accuser à tort et à travers, renseignez vous… » A ce moment là, plusieurs questions m’ont traversé l’esprit… D’abord, si c’est elle qui m’a injecté l’antidote, qu’est devenue Aby ? Et puis…  « Comment savez vous mon nom ? » Elle m’a répondu qu’elle savait que j’avais travaillé dans les labos d’Umbrella car elle faisait partie des chercheurs en chef. Elle travaillait avec le fameux William Birkin. Je lui ai demandé si elle n’avait pas vu Aby… Elle m’a fixé de ses yeux si troublants… « Mademoiselle Aby Mower… est morte. Je suis désolée… » J’ai cru que mon cœur s’était arrêté tout d’un coup… Je ne respirais plus. Mes yeux se sont embués de larmes. Aby. Aby n’était plus. Elle était morte en essayant de me sauver. Non… Je ne voulais pas… J’ai ravalé un sanglot : « Co… Comment est-ce arrivé ? » « Ce n’est pas le plus important, monsieur Johnson… Le plus important, c’est que nous sommes vivant. Il ne faut pas vous laisser aller ! Nous devons nous en sortir. Je suis sûr qu’elle aurait voulu ça… » Comment peut elle savoir ce que Aby voulait ? Comment peut elle être si belle et si… froide ? Paul s’est avancé et a posé sa main sur mon épaule… Il disait « Ca va aller… Je comprends… »… « Qui êtes vous ? » demanda Eden, semblant avoir déjà oublié ce qu’elle venait de m’annoncer… Paul s’est présenté et a expliqué qu’il recherchait sa fille… « Vous pouvez nous accompagner… Je ne sais pas si nous allons trouver votre fille, mais nous n’avons pas le temps de chercher dans toute la ville… Nous devons nous rendre au centre des recherches d’Umbrella… Il y a un train au sous sol qui pourra nous emmener loin d’ici… »

Nous sommes partis du beffroi… Nous nous dirigeons vers la sortie… Mais j’ai un goût amer dans la bouche… J’avais promis a Aby qu’elle s’en sortirait…

21:46 Écrit par Abe Johnson | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note |  Facebook |

19.10.2003

25 Septembre 1998, Jeudi, 15h12

Le beffroi est juste à côté de l’hôpital. J’ai cru que je pourrais rentrer par une porte de derrière mais quelque chose la bloquait. J’ai donc dû faire le tour du beffroi pour trouver la porte principale… Je me trouvais devant la tour, en train de la regarder… J’étais en train de me dire qu’aujourd’hui, avec les événements qu’on a vécus, elle ressemble à une tour hantée… sinistre… Soudain j’ai entendu un déclic derrière moi… J’ai eu comme réflexe de lever les mains et de crier « STOP ! Je suis un humain !! »… « Retournez vous ! » m’a dit une voix d’homme… Je me suis retourné, lentement… A deux mètres de moi se tenait un homme d’une quarantaine d’année, cheveux noirs, tempes grisonnantes, lunettes, assez baraqué… Il a baissé son arme en s’excusant… C’est comme ça que j’ai fait la connaissance de Paul, qui recherchait sa fille… Toute sa famille était en sécurité dans la ville voisine, mais sa fille avait fait une fugue avant la catastrophe et il était revenu  à Raccoon pour la retrouver… Je lui ai brièvement raconté mon histoire et nous avons décidé de rester ensemble… On est plus fort à deux… Il était content de me voir, il croyait que personne n’avait survécu… Le fait que j’étais encore vivant lui donnait l’espoir que sa fille l’attendait quelque part… Il m’a dit qu’elle s’appelait Lisa… Il m’a montré une photo d’elle en me demandant si je l’avais vu… J’ai dû lui répondre que non…

Il a accepté de retrouver cette Eden avec moi, espérant qu’elle aurait peut être des nouvelles de sa fille…

19:35 Écrit par Abe Johnson | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |  Facebook |